Que dit la science ?
Les processus qui agissent en forêt
Les ions négatifs très présents sont bienfaisants. Ils apaisent alors que les ions positifs (villes, matériaux synthétiques…) énervent. Les ions négatifs entrent plus facilement dans les alvéoles pulmonaires et passent bien dans le sang, ce qui favorise le nettoyage des bronches, la normalisation de la tension artérielle, la régulation de l’activité des glandes internes (thyroïde, surrénale…). On note également une amélioration du fonctionnement intellectuel, du temps de réaction et de la force musculaire, de la résistance au stress et une augmentation de l’appétit.
Un végétal, pour se défendre des insectes prédateurs ou des agents pathogènes, déclenche des émissions de phytoncides, des terpènes et autres huiles essentielles, autant de substances volatiles bénéfiques pour notre organisme. Grâce aux arbres le volume de ces molécules est largement assuré. Associées aux ions négatifs, ces molécules irriguent le corps via le réseau sanguin, ce qui a pour effet de stimuler le système immunitaire en boostant les cellules NK (Natural Killer).
Il existe dans le sol une bactérie inoffensive qui nous rend heureux : Mycobactérium vaccae. En forêt, le sol étant meuble, nous la respirons tout simplement en marchant. Le Dr Mary O’Brien*, n’obtient pas de résultat direct sur le cancer mais constate qu’elle améliore la qualité de vie de ses patients. Ils affirment avoir meilleur moral, plus d’énergie et bénéficier de capacités cognitives accrues. Une étude plus poussée révèle que des souris, après injection, semblaient sous antidépresseur. Les neurones activés étaient ceux du système immunitaire. Il y aurait donc un lien étroit entre le système immunitaire et nos émotions. Autrement dit, la terre stimule notre système immunitaire. Un système immunitaire renforcé nous rend heureux.
Nos yeux ne sont pas faits pour subir des cumuls d’exposition aux écrans numériques, éclairages LED… il s’agit de lumière bleue appelée aussi lumière à haute énergie visible. Nous ne la filtrons pas correctement. Ils ne sont pas faits non plus pour regarder des villes. L’humain a évolué dans un environnement bleu et vert, qu’il a recherché et privilégié. Le vert nous rassure d’une façon très primitive. Là où il y a du vert, il y a de l’eau et de la nourriture. Lorsque nous retrouvons cet univers coloré, nous nous détendons. Nous quittons les états de stress proches de l’état de survie.
*Royal Marsden Hospital de Londres

Dans le même ordre d’idée, le chant des oiseaux, ou la présence d’un oiseau sauvage, nous indique de façon archaïque qu’il n’y a pas de prédateur. Nous pouvons jouir sereinement du lieu où nous nous trouvons. Le couvert des arbres est un habitat privilégié pour les oiseaux. Des études tendent à montrer que les arbres, pourraient faire coïncider certaines de leurs fonctions avec le chant des oiseaux. Au printemps par exemple, pour déclencher le débourrement. La science s’intéresse à ce type de corrélation pour comprendre les comportements et besoins humains. Nos sociétés pourraient avoir généré «des carences en informations naturelles».